Interventions au conseil municipal

Conseil municipal du 29 mars 2019

Conseil municipal, 27 mars 2015

 

Délibération n° 3

Budget primitif de la Ville pour l’exercice 2015

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous devons nous prononcer aujourd’hui sur le budget primitif de la ville de Saint-Nazaire.

En janvier, nous avons eu un début de débat sur le DOB (débat d’orientation budgétaire). Nous pensions avoir un peu plus d’une commission et d’un conseil municipal pour en parler. Mais voilà, en février, pas de commission finances, pas de conseil municipal… Pour un sujet aussi important qu’est le budget de la ville, c’est vraiment très court comme dialogue ! C’est vraiment très court pour prendre des décisions ! Est-ce ainsi que vous concevez le débat démocratique ?

Deux mois plus tard, vous nous présentez le budget primitif. Nous ne pouvons que constater les faits, qui sont que vous faites votre cuisine de votre côté, et que vous mettez les membres de l’opposition devant les faits accomplis !

Vous pourrez vous dire tout ce que vous voulez, mais à quel moment avez-vous instauré un réel échange ou pris en compte nos suggestions, comme, par exemple, le fait de voter les subventions aux associations par spécificités ?

Vous réduisez de 15000 euros les subventions au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS).

Vous vous empressez de mettre en place une taxe supplémentaire sur les maisons secondaires.

Vous augmentez la masse salariale de la Mairie, mais on ne sait pour quelles raisons réellement. Ah oui, peut-être est-ce pour réaliser une ville plaisante et écologique, ouverte sur la monde et sur la région ? Et là, je ne parle pas d’ostracisme vis-à-vis du monde. Je ne parle pas non plus de repli sur soi. Je parle de prendre en compte toutes les Nazairiennes et tous les Nazairiens.
Les subventions du Centre communal d’action sociale (CCAS) baissent de 125000 euros. Mais monsieur Arnout nous en a parlé tout à l’heure, donc je comprends un peu mieux.

Les études et recherches en tous genres explosent, avec 45 % d’augmentation, soit 120000 euros supplémentaires.

Les frais pour les maires adjoints et les conseillers (comprenant les indemnités, les cotisations et les frais de missions) augmentent de 30000 euros. 30000 euros, c’est mon salaire pour plus de deux années, et encore, je dois payer des impôts dessus ! Et des exemples, je pourrais vous en citer encore beaucoup…

Quant au fait de devoir s’exprimer sur un budget qui fait 151 pages, quatre jours avant la commission finances, et sept jours avant le conseil municipal, c’est tellement arrogant, c’est tellement faire preuve de peu de considération vis-à-vis des élus de l’oppositions et de leurs électeurs, donc, des habitants de votre ville, que je n’en parlerais pas plus.
Alors, pour toutes ces raisons, nous voterons contre le budget primitif.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie de votre attention.

Délibération n° 4

Budget primitif de la ville pour l’exercice 2015 — Fixation des taux des taxes directes locales

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Nous prenons acte du fait que la quote-part de la ville, concernant la taxe d’habitation, la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, n’augmentent pas… Et, en ce fait, oui, d’un point de vue littéral, vous faites ce que vous avez dit.

Mais, c’est de la pure démagogie ! La réalité, c’est que l’État, lui, augmente les impôts sur la partie des impôts qui la concerne. Dans la réalité des faits, les contribuables nazairiens verront leurs impôts locaux augmenter de 2,5 %, environ.

Donc, il est très facile de faire de belles promesses, de se désengager de ce qui se passe sur le plan national, de ne pas voir le fait que les Nazairiens mettront encore plus la main à la poche !

Vous profitez des gens, de leur méconnaissance du mode de fonctionnement de leurs impôts. Pour réellement tenir vos engagements, il aurait fallu que la quote-part de la ville baisse proportionnellement à l’augmentation nationale. Et là oui, vous auriez fait ce que vous prétendiez, c’est-à-dire faire croire aux contribuables qu’ils ne débourseraient pas, sur facture, plus que l’année dernière.

Je vous remercie.

Délibération n° 7

Plaine des sports — Mission de maîtrise d’œuvre et études programmatiques sur l’évolution des équipements sportifs et leur articulation avec les enjeux urbains de la Ville de Saint-Nazaire — Marché négocié — Accord-cadre — Désignation des membres du jury

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

La rénovation et l’évolution des équipements de la Plaine des sports nous tiennent naturellement à cœur, comme vraisemblablement une majorité de Nazairiens. Mais la majorité des Nazairiens n’approuve certainement pas les indemnités que vous proposez au jury censé le superviser, ces 250 euros nets par jour et par membre du jury, pas plus que le choix de la première classe pour les transports en train requis.

Avec mes collègues du Rassemblement Bleu Marine, je vous appelle à un peu plus de modestie dans les moyens que vous déployez pour la rénovation de notre Plaine des sports, certes nécessaire, mais qui ne doit pas dériver en la constitution d’indemnités déguisées pour une partie de l’actuelle majorité municipale, qui donnera à ce futur jury cinq de leurs membres.
Si nous sommes naturellement favorables à cette rénovation, la composition arbitraire de ce jury et les sommes proposées pour son « indemnisation » — je mets « indemnisation » entre guillemets, parce qu’il ne s’agit quand même pas d’aller à la mine… — nous dérange, et elle fera, nous semble-t-il, plus que déranger les Nazairiens : elle les choquera.

Cela justifie donc que les élus du Rassemblement Bleu Marine s’abstiennent de voter cette délibération, et que par ailleurs, ils retirent leurs candidatures, de fait.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 15

Site de renouvellement urbain de Sautron — Concession d’aménagement à la SPL SONADEV — Traité de concession — Autorisation de signature

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues, quelques questions seulement.

Une étude complète a-t-elle été faite concernant les besoins en logements sociaux de la commune de Saint-Nazaire ? Quelle est la demande réelle ?

Le nombre important de logements vacants à Saint-Nazaire, notamment en centre-ville, est un élément à prendre en compte. La priorité ne serait-elle pas de repeupler le centre-ville, déjà si durement touché par la fermeture des commerces ?

Monsieur le maire, mes chers collègues, nous vous remercions par avance de vos éclaircissements…

Délibération n° 19

Zone d’aménagement différé (ZAD) du Soleil Levant, 15 rue du Ménaudoux — Acquisition d’un terrain — Les Consorts Zweiker, propriétaires

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Pour la 19, c’est juste une question que je voulais vous poser.

Nous achetons un terrain pour 25000 euros. Avons-nous un but précis pour cet achat ? C’est simplement un complément d’information que je demande.

Délibération n° 21

Chemin Vert — Déclassement du domaine public communal d’une partie du chemin Vert avant cession au profit de la société Sodijour ou toute société pouvant s’y substituer — Décision après enquête publique

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Votre majorité s’obstine dans l’extension sans bornes des zones commerciales nazairiennes, une dynamique que nos élus contestaient déjà en séance du 27 juin dernier, une position de principe que, donc, nous conserverons.

Pourquoi Sodijour rachète-t-elle tout, si ce n’est pour agrandir indéfiniment la zone commerciale du E.Leclerc ? La conséquence néfaste de cette politique c’est, une fois encore, la fragilisation des commerces du centre-ville de Saint-Nazaire, pris en tenailles de part et d’autre entre Auchan et E.Leclerc.

Cette majorité municipale révèle donc son jeu : Saint-Nazaire devenant une ville-dortoir, bien qu’exaltant officiellement l’esprit de ses quartiers, ceux-ci pourtant d’ailleurs réagencés au printemps 2014 selon des frontières très contestables, même pas reprises dans les conseils de quartiers, puisque nous avons seize quartiers pour sept conseils. Une ville exaltant, donc, la diversité de ses quartiers, mais dont tous les quartiers se ressembleront bientôt, c’est-à-dire : des logements, des logements, des logements… et un centre-ville inexistant, où commerces de proximité et culture populaire auraient disparu. Je ne parle même pas de l’emploi, qui se fait rare aussi, mais pas les agences d’intérim, bien sûr…

La seconde carte de ce jeu, un jeu d’ailleurs très peu de gauche, et pas très républicain, non plus, c’est encore de croire que le développement des zones commerciales profite au « vivre-ensemble », le vivre-ensemble si cher à vos yeux, alors qu’il n’est que l’outil de prospérité, si ce n’est de pouvoir sur nos vies, de grands groupes, parfois transnationaux, dictant leurs volontés à des exécutifs locaux faibles, comme le vôtre à Saint-Nazaire.

Ce faux « vivre-ensemble », ce contrat antisocial, ne profite jamais au peuple, ne profite jamais aux petits, ne profite jamais aux indépendants, à toutes ces petites entreprises et ces entrepreneurs modestes aux attaches nazairiennes réelles, qui aiment cette ville et y vivent. Ce que veulent les Nazairiens — laissez-nous vous l’apprendre — ce ne sont pas des méga-zones commerciales concentrées en de rares endroits, mais un maillage harmonieux de commerces divers et de plus petite taille, près de chez eux.

À ce rythme d’abandon du centre-ville nazairien et des habitants qui y vivent — ces Nazairiens dont le comportement électoral vous chagrine de plus en plus… et vous nous en voyez, monsieur le maire, vraiment désolés ! — que va devenir le centre commercial du Ruban bleu, concurrencé par les centres commerciaux de Trignac et, comme le montre cette délibération, celui de l’Immaculée ?

Les élus Saint-Nazaire Bleu Marine sont résolument opposés au projet exposé dans cette délibération, et ne la voteront donc pas en conséquence.

Monsieur le maire, les chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 50

Centre-ville — Charte de requalification des devantures commerciales — Approbation

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues,

En fait, ce sont plus des interrogations et des remarques, puisque j’ai été informé au dernier moment, ayant envoyé un mail mercredi à monsieur Séguéla, mais n’ayant eu une réponse que cet après-midi.

Ce sont plus des questions que j’ai à formuler. Par exemple, la mise en accessibilité, même si elle devrait être une logique naturelle, est cependant compromise, effectivement, par la possibilité de mettre des rampes d’accès, ou ne serait-ce que par la structuration même des trottoirs parfois trop étroits.

Concernant les terrasses des commerces, cela engendrera une suppression probable de celles-ci, qui ne pourront pas respecter l’espacement de 1 mètre 40 pour les piétons et obligeront certains commerçants à payer de nouveaux mobiliers urbains, et là, je pense aux parasols publicitaires qui sont souvent donnés par des fournisseurs.

Et puis, que fait-on des commerçants franchisés, eux qui doivent respecter à la fois les critères de leurs franchiseurs et ceux de la Ville ? Que deviendront-t-ils ?

Et enfin, tous les commerçants ont-ils été consultés vis-à-vis de la charte ?

Merci.

Délibération n° 58

Cote irrécouvrables présentées par M. le trésorier de Saint-Nazaire — Admission en non-valeur

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Un élément dans les produits irrécouvrables nous a interpelés. Il s’agit d’un PV de carence pour un jugement de mobilhome illicite. Je dois remercier monsieur Arnout, qui a pris le temps de me répondre, de chercher. Merci beaucoup. Je remercie également les services de la Ville, qui ont fait le nécessaire pour me répondre.

Cependant, nous faisons remarquer le fait qu’il n’est pas acceptable qu’une créance personnelle soit prise en charge par les contribuables nazairiens. Nous souhaitons juste le souligner. Ce serait dans un circuit privé, ça se passerait différemment.

Monsieur le maire, les chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Conseil municipal, 30 janvier 2015

Intervention préalable

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Merci monsieur le maire.

Vous nous parlez de forces extrémistes qui s’opposent au vivre-ensemble. Nous allons, en effet, parler d’extrémistes.

Face à l’extrémisme socialiste : « Unité et Résistance ! ». Harlem Désir — vous savez, le repris de justice qui nous fait en permanence la leçon de la gauche morale — et ses camarades du PS étaient réunis pour un colloque intitulé sobrement « La République contre les extrémismes ». Bien sûr, spontanément, vous penseriez que les extrémistes qui menacent la France, ce sont ces milliers de salafistes armés, prêts à passer à l’action dans nos banlieues, ou les fous-furieux ultra-libéraux qui président aux destinées économiques et fiscales de ce pays. Mais non ! Vous n’y êtes pas ! Les extrémistes menaçants, ce sont ces Français honnêtes et pacifiques, qui n’en peuvent plus d’être matraqués par le fisc, insultés par les voyous, détroussés par les délinquants, comme par ce gouvernement, sans jamais être protégé par la police, ou la justice. Les extrémistes contre lesquels veut lutter le PS ce sont, chers amis, vous et moi.

Voilà ce que l’on pouvait lire sur le site du PS, ces derniers mois : « Nous avons vu émerger un bloc ultra-réactionnaire et antirépublicain. » Cela vous avait échappé ? À moi aussi, je dois reconnaître… Mais tout s’éclaire quand nous lisons la suite : « Il s’agira également de lancer la bataille contre l’extrême droite et la droite extrémisée, qui ruinent notre pacte républicain. Alors que l’extrême droite s’attaque aux valeurs de la République — Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité — et qu’une partie de la droite cède aux sirènes du Front national, l’heure de la riposte déterminée a sonné. »

Respirez, bonnes gens ! En fait, il ne s’agit pas de la République en danger, dans les plus belles heures de la Terreur, mais seulement d’anticiper les prochaines défaites électorales du PS, à commencer par celle du 1er février dans le Doubs, en dénonçant l’UMP et le FN. C’est vrai que c’est plus facile que de réduire le chômage… Je passe sur le fait que ces braves gens qui luttent courageusement qui luttent contre un extrémisme fantomatique sont aussi les fanatiques qui s’attaquent à toutes les libertés, appartiennent à une nomenklatura abusant de façon éhontée de ses privilèges, dénoncent tout rapprochement avec les préoccupations populaires — comme populistes — et livrent la France à l’islam radical. Ils ne sont peut-être pas les mieux placés pour défendre cette nouvelle devise, « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ».

Oh, certes, la presse bien-pensante estime, comme ces bonimenteurs, que les extrémistes sont chez nous, et non chez les amis de monsieur Désir. Mais deux exemples suffiront à montrer à quel point ces derniers sont des fanatiques :

Voici quelques mois à peine, ils voulaient soutenir militairement les djihadiste d’Al-Qaïda, en Syrie.
Dernièrement, ils ont repris très sérieusement à leur compte l’idée absurde de taxer les revenus fictifs que constituent les loyers non payés des propriétaires, ce qui revient à dire que tout appartient à l’État.

Mais c’est nous, bien sûr, qui sommes un danger pour la paix sociale. Tout ceci est tellement grotesque que l’on pourrait en rire. Mais il faut aussi se préparer au pire. Les socialistes au pouvoir n’espèrent qu’une chose : partir dans une surenchère verbale de dénonciation des Français honnêtes, pour masquer la réalité, et étouffer la colère qui gronde. Et pour se maintenir au pouvoir, il y a fort à craindre qu’ils passent de la surenchère verbale à la guerre civile.

En politique, les mots, même les plus absurdes, ont des conséquences. Dans un premier temps, je ne serai pas surpris si avant les [élections] départementales ou les régionales, nous assistions à une grosse provocation auprès de laquelle l’affaire Méric ou l’affaire de Carpentras feront figure d’aimables scénettes pour écoliers.

Il n’y a pas plus d’extrémistes ultra-réactionnaires que d’arlésienne. Et face à l’extrémisme socialiste, il est urgent que toutes les forces antisocialistes s’allient, et préparent la résistance.

Délibération n° 2

Conseil municipal — Règlement intérieur — Modification — Approbation

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous ne sommes pas dupes du but inavoué de cette délibération. S’agit-il réellement d’améliorer le fonctionnement des séances de cette assemblée ? Nous aimerions le croire… et pourtant.

Ce que nous pensons, en réalité, c’est que cette délibération est faite sur mesure pour — ou plutôt contre ! — les élus Saint-Nazaire Bleu Marine. C’est du cousu main, avec quand même de grosses ficelles. À titre personnel, puisque je suis dans ce conseil le seul, régulièrement à poser les « questions qui fâchent » en début de séance sur l’actualité nazairienne, je sais à quoi m’en tenir concernant la sincérité de votre démarche.

D’un côté, il a été souvent reproché aux élus de notre groupe, ces huit derniers mois, d’évoquer des sujets « trop nationaux », entre guillemets, et parfois « trop politiques »… C’est un comble ! D’un autre côté, vous ne cessez de débattre du programme et des réalisations politiques nationales du FN, de ses candidats et élus, dans des interventions toujours plus politisées, contre une extrême droite toujours plus fantasmée. Dites-le vous bien : depuis l’an dernier, j’ai plus entendu parler du sénateur-maire FN David Rachline dans cette pièce, dans vos propos, que dans les réunions du Front national de Loire-Atlantique. Je parle de vous, et de vos élus.

Vous permettre de parler sans limites des sujets qui n’intéressent pas toujours le peuple, nous empêche d’évoquer devant lui ceux qui l’intéressent. De plus, vous changez comme le vent… En terme d’expression des élus, vous aviez avancé en fin d’année dernière votre bonne volonté concernant la mise en page des tribunes de chaque groupe. Plus intelligente que monsieur Le Merrer dans cette affaire, votre majorité avait préconisé à raison une égalité stricte des groupes d’opposition. Aujourd’hui pourtant, vous versez dans une censure qui ne dit pas son nom !

Monsieur le maire, après avoir quasiment demandé l’autorisation pour l’usage de la question préalable, devoir vous les adresser plusieurs jours à l’avance afin que vous puissiez avoir tout loisir d’y répondre dans de longs discours (pas du tout spontanés au passage) questionne sur votre conception de la liberté d’expression et de débat.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 5

Débat d’orientation budgétaire (DOB)

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Dans la présentation qui est faite de cette délibération relative au débat d’orientation budgétaire, il me semble que vous prenez un luxe de précautions dans les mots employés. Et l’on pouvait s’y attendre… Car vous êtes bien en peine d’assumer devant les Nazairiens les conséquences de la politique économique de socialistes plus hauts que vous, le président Hollande en tête. Votre France est bien belle. Et votre parti, comme votre président, resteront dans l’Histoire comme ayant poussé la dette à 2000 milliards d’euros… entre autres échecs.

Cette réalité économique fait peur à voir. Et nous vous savons attaché à ce que la politique nationale reste le plus possible aux portes de cette salle. Mais lorsque ses dysfonctionnements percent jusqu’au niveau local et menacent la santé économique de Saint-Nazaire, vous êtes tout de même bien obligé d’en toucher deux mots à la population.

Alors, une fois encore, le socialisme tient ses promesses. Certaines réalités difficiles à assumer dans leur laideur sont embellies. Les succès, les plus minimes soient-ils, eux, deviennent phénoménaux ! Et ce tour de passe-passe commence dès la première ligne du premier paragraphe de cette délibération, avec les « signes fragiles d’embellie pour les économies européenne et française ». Sans commentaire, parce que, si au sein de l’Union européenne, les signes de reprise étaient si évidents, si les politiques d’austérité budgétaire refluaient, croyez-vous par exemple que la Grèce se serait si facilement donnée à un parti comme Syriza, dimanche dernier ? Quoi que l’on pense de la sincérité de cette formation, et de ce choix des Grecs, de ce choix souverain, il illustre plus qu’un décalage avec les discours officiels « d’embellies »… Et il est également la conséquence d’une volonté commune des membres de l’UE de dire « Merde ! » aux politiques néo-libérales, qui sont aussi, dans le cas français, des politiques antirépublicaines. Puisque vous nous faisiez l’accusation de ne pas être républicains, nous vous renvoyons la balle.

Mais revenons à Saint-Nazaire. Là aussi, c’est l’embellie revendiquée, en tout cas la « stabilité », la « solidité », la « visibilité » et autres balivernes de la novlangue fraternelle et inventive. Vous vous congratulez de cette industrie nazairienne qui résiste, et qui d’ailleurs est pour nous plus qu’un « secteur ». C’est un peu plus que cela. C’est l’élément moteur de notre ville, une part éminente de son identité. Et cependant, que n’avez-vous pas fait, ou laissé faire, contre cette même industrie en 2014 ? Le fiasco de la construction des deux BPC Mistral non livrés n’est certes pas de votre ressort. Mais il est cependant du ressort de ce gouvernement que vous soutenez. Et les conséquences sur l’emploi local, des conséquences que vous avez toujours niées, portent également de fait votre coresponsabilité. Au reste, notre position sur la vente des Mistral est connue de tous. Pas besoin d’y revenir… sauf à vouloir être démagogues. Nous rappelons seulement votre attentisme, le manque de combattivité qui vous caractérisait, en septembre dernier, quand le président Hollande annonçait la suspension de la livraison des BPC, sur fond d’ailleurs d’ordres de l’OTAN, c’est un petit peu surprenant. Que disiez-vous alors ? Les politiciens ont la mémoire courte. Les Nazairiens, qui vomissent ces mêmes politiciens, ont eux très bonne mémoire. Et que se rappellent-ils ? Ils ont en souvenir que vous aviez eu le président au téléphone la veille. Et le combiné fraîchement reposé, vos mots à la presse nationale étaient sans équivoque : « Je dois vous dire ma satisfaction. » Donc acte !

Nous devons, pour notre part, vous dire notre insatisfaction. La voix du président vous a rassuré. Dans le même temps, vous ne prenez pas les Nazairiens au bout du fil… Et ceux-ci vous glissent dans le répondeur toutes leurs doléances concernant cette politique industrielle de gribouille. Ce désastre, vous en êtes le complice, comme votre prédécesseur Joël Batteux l’était en 2013. Et les Nazairiens vous rappellent la santé industrielle « éclatante » des chantiers Baudet, de STX, de Gad, la Société de montage hydraulique, etc. Que de contre-exemples par rapport à ce discours de l’ « industrie résistante » !

Vous pourrez répondre ce qu’il vous plaira à ces accusations, certes frontales. Mais nous ne croyons vraiment pas que la démagogie soit de notre côté. Les récentes déclarations de Christophe Clergeau, qui est un petit peu votre clone politique — en un peu plus grand, quand même — sur l’autoroute de la Mer Montoir-Gijón, prouvent en revanche que tout est bon, côté PS, pour minimiser ses échecs économiques et aller à la pêche aux voix : aux voix les plus crédules. En septembre dernier, l’autoroute de la Mer était fermée du jour au lendemain, faute d’une rentabilité suffisante, nous disait-on. Mais mi-janvier, il y a quelques jours, monsieur Clergeau, en course pour la présidence du conseil régional, affirmait toutefois que « La Région prendra une part active pour garantir sa pérennité ». Nous ne cherchons même plus à comprendre !

Quant à cette « nouvelle ère pour les collectivités locales » dont vous vous faites l’écho, vous ne croyez pas si bien dire. Ce sera avant tout celle des vaches maigres pour nos communes, et des conseils généraux changés, déjà, symboliquement dans leurs noms, mais surtout, sabordés dans leurs compétences. Vous ne manquez pas d’ailleurs de souligner la « complémentarité de Saint-Nazaire avec la métropole nantaise », Nantes métropole et la déesse Johanna auxquels le gouvernement a donné le 1er janvier dernier l’onction de la loi MAPTAM.

Parmi les phases de cette « nouvelle ère », que dire de l’irresponsable et si peu solidaire Pacte de responsabilité et de solidarité, et ses 50 milliards d’euros d’économies revendiquées ? La commune de Saint-Nazaire va découvrir comme toutes les autres la nécessité de se gérer comme une entreprise rentable, alors qu’elle a le malheur de n’être qu’une ville faite de femmes et d’hommes… qui pour être ses citoyens, n’en sont pas pour autant ses actionnaires ! Conséquence du Pacte, la mise en œuvre de la stratégie de l’État vis-à-vis des collectivités conduit désormais à une baisse massive de la dotation globale de fonctionnement (vous disions – 2 millions d’euros en 2015, tout à l’heure). Mais, puisque ce gouvernement n’est pas à une incohérence près, par exemple, l’installation précoce à Saint-Nazaire (dès septembre 2013), de la réforme des rythmes scolaires, a entraîné des dépenses qui pèsent depuis aussi bien sur les charges à caractère général que sur celles du personnel. Donc, d’un côté, il s’agit de faire des dépenses inutiles, pour une réforme d’ailleurs contestable. Mais de l’autre, votre gouvernement de cœur vous implore de faire de rigoureuses économies.

Vos explications certes précises, monsieur Arnout sur le Pacte de responsabilité et la baisse de la DGF étant exposées, les Nazairiens, qui symboliquement, c’est consternant, prennent parfois la minuscule dans ce texte — donc cela, il faudra demander à vos services de le corriger — sauront se souvenir de votre passivité, au moins dans le verbe, face à ce gouvernement austéritaire. Vous n’êtes, bien sûr, pas directement comptable de ce régime draconien, qui tient des choix de l’exécutif, imposés par l’État à nos trente-six mille communes. Mais nous affirmons encore une fois votre coresponsabilité, par vos votes, votre solidarité, vos soutiens, votre parti d’appartenance, votre socialisme dévoyé, ce président que vous avez contribué à faire élire, en avril 2012, et dont vous vous revendiquez, qui n’est plus le président d’une république, et véritablement celui d’une oligarchie.

Les indicateurs des véritables embellies, quant à eux, sont rares, même s’ils mettent du baume au cœur : une population nazairienne qui franchit symboliquement les 70000 habitants, pour la première fois de son Histoire, cette analyse lucide concernant « l’industrie aéronautique qui poursuit son développement », effectivement, avec le décollage réussi il y a quelques semaines de Stelia Aerospace, et puis le rappel des dispositions intelligentes de votre stratégie urbaine pour notre centre-ville, que nous votions l’unanimité le 19 décembre dernier. Mais c’est un peu court, dans une ville comme Saint-Nazaire, qui a aussi besoin aussi, aux côtés des libertés et de la démocratie, qui sont des mots que vous évoquez beaucoup, de sa part d’Histoire, avec les moyens humains, financiers, peut-être spirituels, pour la réaliser.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 6

Finances — Instauration de la taxe annuelle sur les logements meublés non affectés à l’habitation principale — Approbation

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Je vais rejoindre mes collègues. On notera tout d’abord que cette surtaxe s’appliquant aux résidences secondaires a été annoncée sans la moindre concertation préalable, alors que ce seront les maires qui la mettront en œuvre. C’est, à notre sens, risquer de mal faire les choses.

Elle devrait rapporter 150 millions d’euros aux communes où elle est appliquée. Vous annoncez la somme de 250000 euros pour Saint-Nazaire. Elle ne sera donc d’aucun secours pour les finances françaises. Elle se contentera de causer de nouveaux désagréments, attisant la grogne anti-fiscaliste… notamment dans les urnes !

Cette taxe n’est pas utile. Et ce n’est pas l’ « extrême droite nazairienne » qui le dit, ou qui que ce soit, ou autre chose. C’est monsieur Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France, qui dit : « Ce projet gouvernemental est totalement inacceptable. »

Il est intéressant, au passage, de s’attarder quelques instants sur l’introduction de cette délibération, relativement au « projet de loi de finances rectificative pour 2014 ». Mais « rectificative » de quoi ? Eh bien, ici, il est question de « rectifier » les prétentions du peuple de France à sa souveraineté. Dans le cas présent, c’est l’Union européenne qui se charge de rectifier le projet de budget de notre propre pays, surtaxer nos résidences secondaires n’étant qu’une rustine comme une autre. La France n’a pas rendu une bonne copie. Le maître lui tape donc sur les doigts avec sa règle. Mais, même après ce type de mesures « rectificatives », la France n’est pas à l’abri d’un rejet de son budget par la Commission européenne, et d’humiliantes sanctions. Elle n’est pas la plus grande Nation. Elle est le Petit écolier, croqué goulûment par l’UE.

La France a perdu ses deux dernières années sa souveraineté budgétaire dans le cadre du TSCG. Ce n’est pas un coup de malchance. Il n’y a aucun hasard. C’est la volonté consciente de François Hollande, officiellement « ennemi de la finance » le temps de sa campagne présidentielle. Trois ans plus tard, l’ennemi financier est entré dans les plus grands ministères : Économie, Industrie… et Finances, bien sûr. Qui pourra comprendre ? Nous, honnêtement, [renonçons] pour notre part à le faire.

Je me suis un peu éloigné, mais pour mieux me rapprocher de notre ville, Saint-Nazaire. Monsieur le maire, vous ne tenez pas vos engagements concernant la non-augmentation des impôts locaux. Certes, non parlons de résidences secondaires, donc des personnes que vous considérez comme non-nazairiennes. Mais peut-être sont-ce des biens de familles. Et quid de la volonté du développement touristique de notre ville en regard de notre patrimoine immobilier, qui se porte extrêmement mal à Saint-Nazaire ? Donc, sitôt la loi votée, vous vous empressez de la mettre en application, alors que rien ne vous y oblige. Ce n’est pas une décision sous la contrainte que vous soutenez aujourd’hui, mais bien un choix politique, qui va à l’encontre de votre promesse : ne pas augmenter les impôts.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie.

Conseil municipal, 19 décembre 2014

 

Délibération n° 2

Stratégie urbaine — Centre-ville — Délibération-cadre

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous vous remercions pour cette analyse, qui nous semble assez juste sur les constats.

Nous avons lu avec grande attention les intentions de votre majorité pour tenter de remédier à cette situation complexe.

Ce sont de belles orientations, mais elles sont compromises par deux points :

  • le premier, et vous l’avez souligné dans ce descriptif, c’est la poursuite du développement des zones d’activités, que ce soit Trignac, au niveau de Saint-Brevin, de L’Immaculée, ou même au Géant d’Océanis. Celles-ci capteront de fait, une clientèle qui ne viendra pas dans le centre-ville ;
  • Le deuxième point, c’est la diminution du pouvoir d’achat : 1500 euros de baisse en cinq ans, soit 300 euros par an. Baisse des salaires et augmentation du chômage sont des réalités. Donc, aussi attractif que puisse devenir notre centre-ville, cela ne résoudra pas pour autant le fait que nos concitoyens ne pourrons pas dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas. Actuellement, il y a beaucoup de badauds, mais peu d’achats.

Ces points de vue étant posés, nous voterons pour cette délibération, en raison de ses orientations ambitieuses.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n°5

Centre-ville — 53 rue Jean Jaurès — Cinéma Le France — Acquisition d’un lot de copropriété à usage de cinéma — Signature de l’acte authentique — SARL ASA, vendeuse

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Nous sommes plutôt ravis que la ville de Saint-Nazaire achète l’ancien cinéma Le France, et par là même, souhaite préserver un lieu historique de notre ville.

Nous avons discuté de ce point en commission Développement durable et urbanisme. Lorsque nous avons demandé le prix exact d’acquisition, madame Deniaud nous a répondu, de manière catégorique : « Je connais le prix exact de la transaction, mais je ne vous le dirai pas. »

Pourquoi un tel mystère autour de cet achat alors que nous avons eu, jusqu’à présent, les coûts réels d’acquisition sur d’autres transactions ? Par conséquent, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Je vous remercie.

Délibération n°9

SPL STRAN — Rapport d’activité pour l’année 2013 — Communication

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Nous nous interrogeons, en fait, sur la tarification de la STRAN. En effet, trois prix sont pratiqués : 1 euro 10 pour un carnet de dix tickets, 1 euro 40 dans les automates, et 1 euro 80 dans le bus.

Outre le prix exorbitant pratiqué dans le bus — 1 euro 80, c’est quand même plus cher qu’à Rennes, Paris, Nantes, pour un ticket qui vaut une heure, donc, déjà, ce serait peut-être intéressant de revoir cela — ne serait-il pas plus intéressant de mettre le ticket à 1 euro 10 dans les automates, et 1 euro 40 dans les bus ?

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n°36

Renouvellement de la convention adultes-relais — Convention entre l’État et la collectivité pour l’emploi de deux agents dédiés à la mission tranquillité publique — Autorisation de signature

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Permettez-nous, fidèles au texte de cette délibération, « d’achever dans les meilleures conditions possibles l’expérimentation en cours », celle des adultes-relais, médiateurs de notre tranquillité publique. Remercions ces adultes, qui n’inspirent que la sympathie voire la curiosité, mais pas le respect, pas la sécurité. Achevons effectivement l’expérience. Et reprenons en mains cette tranquillité publique qui signifie aussi et avant tout, « la sécurité des Nazairiens », première de leurs libertés.

C’est une liberté que certains Nazairiens aimeraient ne serait-ce que toucher du doigt en 2014. Nos réunions militantes se font souvent l’écho de très désagréables expériences. Tel Nazairien ne se sent pas complètement chez lui à Saint-Nazaire, lui suggère-t-on, pas en lui murmurant à l’oreille, mais en l’insultant. Tel ou tel trafic étrange et stupéfiant indigne et stupéfie à juste titre, en bas de nos immeubles. Tel habitant de Saint-Nazaire voit sa boîte aux lettres défoncée, ses pneus crevés, son espace de vie dégradé, etc. Et cela n’est encore malgré tout que l’écume des choses. De réguliers braquages, du Carrefour city de Penhoët au Leader Price d’Océanis, du bar Le Nerre au McDonald’s, d’une supérette de la Bouletterie à une autre à Kerlédé : tout cela nous aura rappelé cette année qu’il peut toujours y avoir pire.

Mais, la vie d’un Nazairien n’étant pas prise à sa juste mesure, vous persistez dans l’emploi des adultes-relais, bouclier indestructible contre la délinquance, son escalade de violences et ses formes nouvelles. Quand je parle de « formes nouvelles », je peux par exemple mentionner ce jeune braqueur de 17 ans, à Kerlédé, en février dernier. Inversement, vous ne vous pressez pas de mettre en place dans notre commune une vidéo-surveillance que notre groupe juge, pour sa part, indispensable et a d’ailleurs proposé dans son programme municipal. Vous ne semblez qu’effleurer son installation à la gare, mais réfléchissez en revanche à un « comité de pilotage ». Donc, à défaut de vraies caméras, nous aurons effectivement un vrai comité, pour une fausse dissuasion. La police nazairienne, elle, ne vous suit pas, en se déclarant « pour la vidéo dans les lieux ciblés », c’est-à-dire, en filigrane, nos commerces, le 6 novembre dernier, selon L’Écho de la presqu’île. Le directeur de la STRAN a également mentionné tout à l’heure les cinquante-quatre incivilités recensées dans le réseau en 2014, en vantant la vidéo-protection embarquée. Il y a des questions à se poser…

Vous dénoncerez sans doute ces propos, peut-être par adjoints interposés d’ailleurs. Nous croyons deviner la réaction de cette majorité si naïve sur les questions de sécurité qu’elle les englobait dans son programme municipal sous le vocable gentillet du « contrat de tranquillité publique ». Nous imaginons votre réaction : « Le projet du Front national, c’est une ville sécuritaire. » Non. Le projet du Front national, c’est une ville sécure. C’est une sécurité minimale qui représente la condition première d’un vrai vivre-ensemble (pour reprendre un terme de gauche), donc la garantie de liens sociaux réellement préservés. Cette sécurité, en l’état, n’existe pas. Notre groupe, en conséquence, votera contre la délibération n° 36.

Interventions de Jean-Claude Blanchard, Stéphanie Sutter et Gauthier Bouchet en séance du conseil municipal de Saint-Nazaire, vendredi 21 novembre 2014

Question préalable

Jean-Claude Blanchard

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Le 3 octobre dernier, je dénonçais avec force dans ce conseil les dégradations infâmes dont avait été victime la permanence du Parti socialiste, rue des Halles. Notre position n’a pas varié d’un mois à l’autre. Pour nous : « ces dégradations, plus que les murs du local socialiste de Saint-Nazaire, dégradent la chose politique elle-même ».

Puis, le 18 novembre la permanence du Parti socialiste de Nantes était elle-même dégradée, recouverte de peinture rouge. Patrice Roussel, secrétaire départemental du PS, déclarait : « C’est un acte lâche revendiqué en termes guerriers par des auteurs préférant garder l’anonymat plutôt que d’assumer leur geste. ». Philippe Grosvalet, président socialiste du conseil général, le rejoignait, en déclarant : « Les auteurs [ de ces dégradations ] « sont les ennemis de la démocratie ». Notre groupe d’élus ne peut que l’approuver !

Dans ma précédente intervention d’octobre, je rappelais combien ma propre formation politique, le Front national, était elle-même régulièrement la victime de ce type de dégradations. Depuis le printemps 2013, une quinzaine sont à recenser. Nous ne constatons pas, inversement, de solidarité parmi les partis de gauche pour s’en indigner. Je le déplorais dans mon intervention du 3 octobre. Je regrettais alors le deux poids-deux mesures de Nantes, sans savoir qu’il toucherait, quelques temps plus tard, Saint-Nazaire. Le 3 novembre, ce fut chose faite. La permanence de nos élus nazairiens, sur les murs de l’Hôtel de ville, était taguée des mots « Je lutte, tu luttes, il lutte… », etc.

Nous étions solidaires des atteintes étaient faites à la majorité socialiste. Cela ne semble pas être le cas, vous concernant, vis-à-vis du FN, et nous souhaiterions savoir pourquoi.

Je vous demande donc monsieur le maire, mes chers collègues, de condamner tout acte de dégradation à l’encontre de tout élu, de tout parti. J’appelle en conséquence l’ensemble des partis politiques présents dans cette assemblée à se prononcer sur cette question.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 16

Adhésion de la Ville au réseau Fondation contre l’exclusion – Autorisation d’adhérer

Stéphanie Sutter

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous sommes amenés aujourd’hui à voter pour l’adhésion à l’association FACE.

Si nous reprenons l’objet de cette association, il est précisé ceci : « L’association se fixe comme mission de rassembler autour de grandes entreprises nationales représentées localement, des entreprises de tous secteurs d’activité et de toutes tailles, pour soutenir et conduire les actions qui contribuent aux politiques locales de prévention et de lutte contre l’exclusion. »

Saint-Nazaire est une ville de tradition associative. Mais si nous reprenons l’objet de l’association FACE, nous constatons qu’il existe déjà de nombreux organismes pour répondre à ces besoins. Je me permets d’en citer quelques-uns, et la liste est loin d’être exhaustive :

  • Pôle emploi ;
  • la Mission locale, qui accueille, informe et accompagne dans un parcours d’insertion professionnelle et sociale les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire ;
  • le Centre d’information jeunesse (CIJ) ;
  • la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), avec ses formations en apprentissage, en lien avec les entreprises de la Région ;
  • l’association Retravailler, qui accompagne les processus d’accès et de maintien au travail auprès des jeunes et des publics sensibles, ou en rupture ;
  • le Centre communal d’action sociale (CCAS) ;
  • le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) ;
  • le Plan local d’insertion et de l’emploi (PLIE) ;
  • le CAP Emploi, pour les personnes en situation de handicap ;
  • etc.

Il en existe encore beaucoup d’autres, mais, pour vous épargner une longue litanie, je n’irais pas plus loin. Tous les organismes que je viens de citer incluent déjà toutes ces missions ; elles sont même redondantes entre elles. Ces missions sont toutes financées par les finances communales, départementales, régionales ou nationales.

Votre souhait d’adhérer à une nouvelle infrastructure nous laisse penser que vous estimez que celles déjà existantes ne remplissent pas leurs missions, et ne vous semblent pas pertinentes.

En ce cas, plutôt que de faire venir une énième association sur notre territoire, au risque de noyer encore plus les usagers dans cette multitude de propositions, il nous semblerait plus pertinent de mettre à plat les offres déjà existantes, pour mieux accompagner les personnes dans le champ social et professionnel.

Nous savons tous ici présents que l’apparition de toute association reconnue d’utilité publique signifie le désengagement de l’État. Or, en matière d’emploi, il nous semble primordial que l’État assume ses responsabilités auprès de ses citoyens.

Par conséquent, nous voterons contre cette adhésion.

Monsieur le maire, mes chers collègues, merci de votre écoute.

Délibération n° 19

Grand café – Centre d’art contemporain – Organisation d’expositions – Demande de subvention auprès de la Direction régionale des Affaires culturelles

Gauthier Bouchet

— Gauthier Bouchet : Monsieur le maire, mes chers collègues.

Les délibérations 19 à 21 à propos du Grand café appellent un même vote de la part de nos élus. Nous ne serons pas davantage mystérieux sur nos intentions. Ce sera un vote « Contre », précisons-le d’ores et déjà… Nous n’allons pas voter contre la culture à Saint-Nazaire, ce que cette majorité nous reprochera sans doute, avec mauvaise foi. Nous ne désignons que l’art contemporain, et encore, ses errements. C’est contre cette part de cette culture que nous nous démarquons intellectuellement, pour nous opposer, politiquement.

Qu’il nous soit permis, avant d’expliquer notre position de vote de raconter la propre expérience faite du Grand café par nos élus. Lorsque Jean-Claude Blanchard, Stéphanie Sutter et deux autres de nos militants s’y rendirent, l’hiver dernier, on leur précisa d’emblée qu’ils ne pouvaient visiter seuls ce musée. En effet, on expliqua alors à Jean-Claude Blanchard que, sans guide, lui et ses accompagnateurs ne pourraient pas comprendre les œuvres présentées ! Cette entrée en matière pour le moins étrange révèle en creux la vision qu’a l’art contemporain de lui-même. Cette vision est celle d’un art essentiellement interprétatif… et encore, seule une minorité d’individus, membre des bonnes classe sociales, semble avoir tant le droit de l’apprécier que d’en débattre, l’immense majorité, à l’instar du petit groupe de Nazairiens qui accompagnait Jean-Claude Blanchard lors de sa visite du Grand café, devant être « guidée » dans son approche, faute de jugement critique.

Mais, si nous déplorons cette infantilisation dont fait preuve l’art contemporain vis-à-vis des classes populaires, ce n’est pas encore le pire. À Saint-Nazaire, qui n’est pas, à notre sens, une ville de France tout à fait comme les autres, ce qui nous glace avant tout, c’est la politique culturelle du Grand café. C’est à son examen que se constituent les ferments de notre vote… Vous y verrez des ferments de réaction. Nous y voyons, simplement de très sérieuses motivations pour combattre ce que nous jugeons être une arme culturelle contre les classes populaires. Nous ne goûtons pas davantage d’ailleurs un art d’autant plus subventionné qu’il en devient, à notre sens, moins libre. Farah Atassi donne, dans le cas présent, le contre-exemple, ce que nous ne voulons pas, ou moins. Cessons, si vous le voulez bien, d’être les mécènes d’autre chose que l’amélioration des conditions de vie des Nazairiennes et des Nazairiens.

Notre point de vue pourrait se nuancer si, encore, le Grand café diversifiait son offre culturelle. Mais sa manière de s’apensantir sur les liens entre art contemporain et pop music, sa très explicite exposition Tour de Babel mettant une focale biaisée sur les Roms d’Ivry-sur-Seine, et tant d’autres choix artistiques, dénotent un peu des attentes nazairiennes. En réalité, notre avis eut été plus subtil, voire notre position de vote inversée, si étaient présents en ce lieu des éléments d’art industriel, d’habiles thématiques croisées entre industries aéronautique et navale et création artistique, une valorisation accrue du lieu — ex-Café de France, rien de moins que l’ancien café du père d’Aristide Briand, l’un des bâtisseurs de notre république — et, de manière générale, un art plus pédagogique sur la vocation de Saint-Nazaire pour la France, et pourquoi pas dans le monde, puisque le Grand café semble apprécier cette échelle.

Nous ne disons pas que nous voudrions un art de propagande. Un mécénat nostalgique ne doit pas remplacer ce mécénat moderniste. Mais, simplement, nous nous attachons à un art qui puisse rendre justice à l’aspect singulier de notre ville. Nous regrettons qu’il préfère piocher aux quatre coins du monde…

Nos élus voteront contre cette délibération, ainsi que les deux suivantes.

Monsieur le maire, mes chers collègues, nous vous remercions pour votre attention.

— David Samzun : Monsieur Bouchet, avant de faire circuler la parole, je voudrais que vous précisiez, parce que j’ai peur d’avoir mal entendu, ou mal compris : que veut dire « Saint-Nazaire, une ville de France pas comme toutes les autres » ?

— Gauthier Bouchet : Vous n’ignorez pas que ce fut la dernière ville libérée du nazisme. C’est une ville à l’histoire extrêmement singulière. C’est une des rares villes de France qui soit connue du monde entier de part cette singularité. Un de nos élus soulignait son expansion démographique exceptionnelle durant le XIXe siècle. C’est un port d’industrie. C’est une ville qui conserve des attaches bretonnes, populaires, ouvrières, que n’ont pas forcément toutes les villes avoisinantes. Je pense par exemple que La Baule-Escoublac est assez différente de Saint-Nazaire. Voilà, c’est cela, la singularité nazairienne, et bien d’autres choses encore. Mais je ne veux pas abuser de mon temps de parole.

— David Samzun : Vous avez bien raison.

Délibération n° 34

Domaine public — Fête foraine — Fourniture de matériels divers aux industriels forains — Création de tarif — Approbation

Gauthier Bouchet

Monsieur le maire, mes chers collègues.

La fête foraine arrive place de l’Amérique latine. Dans l’un de ses rares éclairs de lucidité du moment, la majorité approuve donc l’une des mesures proposée par le Rassemblement Bleu Marine dans le cadre du programme de Jean-Claude Blanchard aux dernières élections municipales !

En effet, dans la partie Tourismes, loisirs, puis Renforcement des animations de notre programme électoral, nous indiquions en février dernier notre souhait « de déplacer la fête foraine, actuellement isolée devant la Soucoupe, sur la place de l’Amérique latine ».

Persévérez, monsieur le maire. Mettez régulièrement en œuvre les propositions du Rassemblement Bleu Marine pour cette commune. Lors du passage de relais, dans cinq ans, nous pourrions en conséquence bâtir une nouvelle politique sur des ruines un peu moins fragiles que prévues.

Les élus Saint-Nazaire Bleu Marine voteront en faveur de cette délibération.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie de votre attention.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Conseil municipal de Saint-Nazaire, 3 octobre 2014

 

Question préalable

Jean-Claude Blanchard

Monsieur le maire chers collègues.

Deux faits divers nous posent question dans l’actualité récente de Saint-Nazaire : la dégradation d’une école et les tags sur la permanence du Parti socialiste, rue des Halles.

Nous condamnons bien sûr la dégradation subie par le PS nazairien, rue des Halles. Nous considérons qu’il n’est pas digne de s’attaquer de la sorte à une permanence politique. Cela n’honore pas le combat politique qui puisqu’il es combat pour la Cité est une confrontation – pacifique – des idées. Ces dégradations, plus que les murs du local socialiste de Saint-Nazaire, dégradent la chose politique elle-même. Nous les condamnons donc sans réserve.

Ce genre de dégradations devient malheureusement courante dans notre cité. Le 26 avril dernier, pendant la campagne des élection européennes un restaurant de Penhoët accueillant une réunion du Front national a été tagué par un groupe se réclamant des antifascistes sur le thème « Ni Valls, ni Le Pen !« … Mais là, rien n’et passé dans la presse !

Nous faisons observer que le Parti socialiste (ni d’ailleurs aucune autre formation politique) n’a jamais réagi suite aux dégradations subies par la permanence nantaise du Front national une dizaine au total depuis juin 2013. Il y a là un étrange deux poids-deux mesures qu’il importe de clarifier sauf à considérer que la démocratie ne fonctionne pas identiquement pour tout le monde.

Je demanderai donc à cette assemblée, tout groupes politiques compris de condamner toute dégradation de locaux politiques quels qu’ils soient .

Je vous remercie de votre attention.

Délibération n° 3

Appel d’urgence du Ministère des Affaires étrangères et du développement international — Attribution d’une subvention exceptionnelle au Fonds d’urgence Gaza

Gauthier Bouchet

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous examinons dans cette délibération une proposition de subvention exceptionnelle pour aider Gaza. Elus du peuple, nous déplorons bien sûr, comme sans doute une majorité de Nazairiens et de Français, la situation humanitaire dramatique que connaît la Palestine, et plus particulièrement Gaza. L’offensive israélienne de cet été contre cette ville, par ses conséquences pour le peuple palestinien dans son ensemble, touche bien sûr notre sensibilité. Il est ici évoqué une situation d' »urgence », sous-entendant notamment, « d’urgence humanitaire et sanitaire« . Ces mots ne nous semblent pas dévoyés et traduisent bien des faits. Il y aurait urgence à faire un peu de politique, d’Etat à Etat, entre la France et Israël.

L’émotion, ce n’est pas ce qui façonne notre opinion vis-à-vis de la situation à Gaza, mais une l’analyse du rapport de forces, et de son inégalité en faveur d’Israël. L’émotion, si elle existe dans un cadre privé, ne doit pas être un argument politique et avoir force de décision, encore moins de loi. C’est ce pourquoi nous jugeons qu’elle ne doit pas guider notre attitude vis-à-vis de Gaza.

Deuxièmement, il n’y a pas d' »urgence », ni d’ailleurs de nécessité à ce que Saint-Nazaire prenne part à ce fonds d’aide pour Gaza. Différentes raisons justifient cette position.

Déjà, notre commune n’en a pas les moyens financiers. La crise économique dans laquelle elle est plongée devrait le lui empêcher.

Par ailleurs, est-il opportun d’accorder une aide à un territoire dont nous savons combien les dirigeants — en l’espèce, le Hamas — utilisent les financements dont ils disposent le plus souvent non pour alléger la souffrance de leurs administrés, mais pour leurs propres desseins politiques, y compris par le terrorisme ? Plus que Gaza, c’est d’ailleurs l’Autorité palestinienne qui gagnerait alors à être aidée, libre à elle de redistribuer souverainement ses aides ensuite.

Notre position est claire : Saint-Nazaire, ni d’ailleurs aucune ville française, ne doit participer à ce type de fonds d’aide. Cela est du ressort de l’Etat, dans le cadre de la coopération internationale, et plus largement, des structures d’aide de l’Organisation des Nations unies et des organisations non gouvernementales.

En somme, c’est un salut confraternel que peut adresser la ville de Saint-Nazaire à Gaza, en incitant plus compétent qu’elle à agir dans le sens d’une aide dont elle n’a ni la capacité, ni l’intérêt à la mettre en place. Mais ce n’est pas, à notre sens, une aide financière.

Le groupe Saint-Nazaire Bleu, Marine, relativement à cette délibération, votera en conséquence « Contre ».

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n°4

Décisions prises par le maire en application de l’article L 2122-22 du Code général des collectivités territoriales (période du 16 juin au 15 septembre 2014) — Compte-rendu au conseil municipal — Communication

Stéphanie Sutter

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Le groupe Saint-Nazaire Bleu Marine aurait souhaité avoir des précisions concernant deux locations : celle de l’appartement, sis 53 rue de Châteaubriand, ainsi que le garage n° 3 attenant, et celle du studio, sis 10 rue d’Ypres.

Nos questions sont les suivantes. Qui sont ses deux personnes ? Sur quels critères reposent les bases de ces locations ? Quelles sont les superficies des deux appartements ? Quels sont les prix pratiqués pour ces derniers, et le garage ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses.

Délibération n° 12

Conseils de quartier — Charte de la participation citoyenne — Approbation

Gauthier Bouchet

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Pour les élus et les militants du Front national, tout ce qui va dans le sens de davantage de démocratie, et notamment, de démocratie locale, est positif. Vous nierez sans doute notre sincérité. Cependant, la seule formation politique qui promeut dans ses principes la démocratie référendaire sur les grandes questions nationales, ne peut se dérober dans l’exercice le plus local qui soit de cette même démocratie.

Les conseils de quartier, en faisant travailler en bonne intelligence associations, habitants et institutions, sont une création honorable, et nous les encourageons dans leur développement futur, à l’égal de cette charte.

A Saint-Nazaire, les conseils de quartier ont six ans d’âge. Ils sont cependant encore davantage la promesse démocratique que sa réalisation. Or, nous savons ce qui se passe lorsque le résultat d’un vote n’est pas fidèle, de l’urne à l’assemblée. Le principe d’une démocratie représentative devient alors la promesse du clanisme pour quelques-uns et à la défaveur de l’immense majorité. Les quartiers de Saint-Nazaire, privés de leur substance culturelle, travestis dans leur mémoire et leur histoire en quelque chose qu’ils n’ont jamais été, morcelés à dessein pour le bonheur de seize adjoints parmi votre majorité, paient déjà cher le socialisme municipal. Ils ne doivent pas payer demain le tribut supplémentaire d’être mal représentés.

Monsieur le maire, il existe à Saint-Nazaire une formation politique, le Front national, qui, en sept ans – le temps de l’enfance de ces conseils de quartier – passe de 2 à 16 % des suffrages exprimés. Toutefois, le FN n’est pas représenté dans ces mêmes conseils. Mais est-ce impossible ? Dressons un parallèle avec une ville d’égale importance, Dunkerque, 65000 habitants comme Saint-Nazaire, industrielle et ouvrière comme Saint-Nazaire, socialiste comme Saint-Nazaire, mais avec deux délégués communaux parmi les conseils de quartier, quand le FN y fait deux points de moins que dans notre ville.

Et cependant sur cette copie brouillonne, nous donnons quand même la moyenne, en disant simplement « Peut mieux faire ». Il faut voter la charte de la participation citoyenne, mais, dans une approbation vigilante, en la prenant au mot, celui, dans ces conseils, d’une représentation à la proportionnelle intégrale des listes en présence aux dernières élections municipales.

Les élus Saint-Nazaire Bleu Marine voteront donc pour cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 15

Plan local d’urbanisme – Engagement de la révision, définition des objectifs poursuivis et modalités de concertation préalable

 

Jean-Claude Blanchard

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Je me permets cette brève intervention, juste pour m’étonner publiquement de la présence totalement décomplexée des termes « fraternelle et inventive » dans le texte de cette délibération.

Il me semble qu’il s’agit là d’une réutilisation inappropriée d’un slogan de campagne électorale au sein d’un texte dans lequel elle ne devrait pas pouvoir figurer, puisqu’il est sensé être neutre politiquement et vierge de ce type de références.

Que diriez-vous monsieur le maire, si, dans l’opposition — et cela peut vous arriver dans quelques années — vous seriez amené à vous prononcer dans l’une ou l’autre des délibérations de la nouvelle majorité municipale, sur la capacité de Saint-Nazaire à être « bleu marine » ou à incarner un « désir de ville » ?

Vous voyez bien, monsieur le maire, que ce type de contre-exemple ferait grincer des dents, à juste titre….

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 38

Revue Place publique — Soutien financier de la Ville — Convention à conclure avec l’association Mémoire et Débats — Autorisation de signature

 

Gauthier Bouchet

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Vous nous amenez à nous prononcer sur le renouvellement du soutien financier à la revue Place publique. Avec mes collègues élus du Rassemblement Bleu Marine, je m’interroge sur la pertinence de ce financement…

Place publique, ce n’est ni tout à fait une revue grand-public, ni vraiment un revue universitaire. C’est une revue digne d’intérêt, avec des articles de fond, des entretiens avec des personnalités des institutions, ou de la société civile. Seulement il y a un problème, si l’on enlève ces qualités, c’est aussi une revue du pouvoir, au service d’idées qui n’abondent pas forcément dans le sens de la majorité des Nazairiens ou des Nantais, qu’elle prétend en quelque sorte « réunir ».

Je m’en explique. Dans des numéros de cette année, il y a par exemple beaucoup — et je pense, beaucoup trop — d’articles pour présenter combien la synergie politique de Johanna Roland et de David Samzun, est géniale pour la social-démocratie que vous incarnez tous deux. J’y vois aussi des articles dont on ne sait pas bien s’il s’agit ou non de publi-communiqués, une confusion entre histoire et mémoire, avec son lot de repentances, le tout avec un ton quand même assez parisianiste.

Car oui, pour une revue qui se revendique de faire la jonction entre Saint-Nazaire et Nantes, la capitale attire visiblement beaucoup les projecteurs, y compris pour justifier son rôle dans la mondialisation… et sous-entendu pour dire que Saint-Nazaire ne peut pas avoir ce rôle. En fait, souvent, et c’est très révélateur, pour chercher Saint-Nazaire, il faut aller loin dans la revue. Par exemple, dans le numéro de mars 2013, j’ai dû aller juqu’à la page 63 pour avoir le privilège de m’informer que Saint-Nazaire était bel et bien « capitale européenne du féminisme« …

Enfin, quelque chose me gêne, quelque chose nous gêne, élus du Front national, venus d’une section militante où 95 % des membres vient des classes populaires et moyennes parmi les plus modestes – je ne sais pas si vous pourriez en dire autant – qui est le directoire de cette revue. Cette délibération n’en fait pas mystère : « universitaires, chercheurs, sociologues, urbanistes » ; c’est cela le coeur éditorial de Place publique. Où sont en revanche les artisans, patrons de PME et TPE, responsables syndicaux, d’associations culturelles et sportives — et je parle ici de sports populaires, vélo, football… — ouvriers, fonctionnaires, où diable est l’identité populaire et bretonne d’une grande partie de cette région et en général, où sont les Nazairiens et les Nantais qui représentent beaucoup plus fidèlement un territoire de 350000 habitants que ses élites sociales les moins nazairiennes et les moins nantaises ?

En l’attente, bon… Place publique se laisse feuilleter, mais ne nous convainc pas vraiment de la financer. Les élus Saint-Nazaire Bleu Marine voteront donc contre cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 62

Projet éducatif local — Projet éducatif de territoire — Convention — Autorisation de signature

Jean-Claude Blanchard

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Le mouvement politique que je représente est, vous le savez sans doute, opposé depuis son annonce à la réforme des rythmes scolaires, qui casse un peu plus une Education nationale pourtant bien fragile, et désormais si peu nationale dans ses principes.

La mise en œuvre, désormais, de « projets éducatifs de territoires » (PEDT) partout en France confirme d’ailleurs cet aveu d’une Education non nationale et, dans la mesure où la République française ne se conçoit que comme « une et indivisible », non républicaine… Car je ne connais que la République dans l’unité, sociale et territoriale. Je ne la connais pas dans la concurrence et la spécialisation de ses territoires, entre perdants et gagnants de la mondialisation, travailleurs et jouisseurs. Or, avec ce PEDT, j’ai bien peur que Saint-Nazaire soit, une fois encore, perdante.

Au-delà du cas nazairien, notre opposition au PEDT est plus globale. Nous ne voulons pas dans le reste du pays ce qui menacerait demain la solidité de l’institution scolaire à Saint-Nazaire. Car, qu’on se le dise, sous des principes généreux d’ouverture et d’égalité, le PEDT hiérarchise les territoires, et implique de manière démesurée les collectivités locales dans le projet éducatif. Une partie du corps enseignant se demande d’ailleurs à raison si ces dispositifs ne constituent pas en fait un cheval de Troie. Il permettrait alors aux municipalités — comme la vôtre — d’intervenir sur le contenu pédagogique des programmes, rompant la digue existant à ce jour entre les prérogatives de l’Éducation nationale et celles des municipalités.

Nos élus voteront donc contre cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 63

Enseignement du premier degré – Scolarisation à l’extérieur de la commune d’élèves originaires de Saint-Nazaire – Participation aux charges de fonctionnement des écoles publiques d’accueil

Stéphanie Sutter

On nous demande aujourd’hui de prendre en charge la scolarisation d’un enfant en maternelle à La Baule-Escoublac, pour un montant de 479,56 euros.

Il se trouve que nous avons été interpellés par une famille nazairienne en juin. Les deux parents travaillent, l’un avec des horaires irréguliers d’une semaine à l’autre, et la mère dans zone commerciale de Trignac, commençant à 7 heures du matin.

Ils ont réussi à trouver une nourrice acceptant de recevoir l’enfant à 6 heures 30, et celle-ci habite à Trignac.

Cette dernière garde d’autres enfants, tous scolarisés à l’école Pierre et Marie Curie, à Trignac.

La directrice de l’école leur a fait une attestation, stipulant que l’école pouvait accueillir l’enfant sans problème.

Leur demande de scolarisation de l’enfant à Trignac a essuyé un refus catégorique de la part des services de la mairie de Saint-Nazaire.

Quelles sont donc les raisons, ainsi que les critères, qui poussent la mairie de Saint-Nazaire à accepter un dossier et en refuser un autre ?

Devant ce type d’incohérences et l’opacité de cette délibération, la position de vote des élus Saint-Nazaire Bleu Marine sera « Contre ».

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie de votre attention.

Conseil municipal, 27 juin 2014

 

Délibération n°11

Finances – Exercice 2014 – Décision modificative n°2 – Budget principal – Budgets annexes – Diverses dispositions à caractère financier

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Nous examinons ce jour en séance du conseil municipal les subventions allouées à différentes associations nazairiennes.

Ce vote pourrait se dérouler sereinement par un examen, association par association. Certes, il prendrait du temps. Mais il aurait l’avantage d’une véritable liberté de choix. En cela, nous disons : le choix que l’argent public des Nazairiens ne soit pas donné à n’importe qui, pour n’importe quel projet. Hélas, la municipalité nous confirmait le 24 juin dernier en commission, le choix d’un vote « en bloc », non pas association par association.

Mes collègues élus du Rassemblement Bleu Marine et moi-même, ne pouvons souscrire à la logique du vote en bloc concernant les subventions aux associations. En effet, cette liste, au-delà d’inclure un certain nombre d’associations dont l’objet est un peu flou comprend des associations… communautaristes, car oui, elles existent à Saint-Nazaire.

C’est bien le nœud du problème. Il est demandé aux élus de ce conseil de voter de manière homogène pour un bloc d’associations dont certaines, nous semble-t-il, par leur inclination au communautarisme, ne rendent pas service à Saint-Nazaire.

Par intuition, nous pensions bien, entre autres choses, que la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement de la paix ou le MRAP étaient à la fois peu représentés à Saint-Nazaire mais seraient gourmands des deniers publics. Nous avons eu un peu de mal à obtenir les chiffres prouvant cette intuition ! Jean-Claude Blanchard les sollicitant il y a trois jours en commission, on lui répondit, agacé « Pourquoi demandez-vous ça ?! ». Il est vrai que ces chiffres agacent. Ils agacent, parce qu’à Saint-Nazaire, la LDH compte 20 membres, le MDLP, 32, le MRAP, 46. Ces « ligues » censées fédérer l’immense foule du front républicain concerneraient donc en moyenne chacune… 0,05 % des Nazairiens !

Obtenir les chiffres des effectifs de ces associations fut assez difficile. En revanche, celui des subventions demandées était facilement accessible en commission ! Il est de 800 euros annuels pour la LDH, 1000 pour le MDLP, 1100 pour le MRAP. Certes, la Mairie tempère un peu les ardeurs de la LDH (en proposant en retour une subvention de 600 euros) et du MDLP (même somme)… mais le MRAP, lui sera bien servi : 1100 euros demandés, 1100 euros reçus.

Mais 1100 euros pour quoi faire ? S’agit-il de promouvoir, fidèle à son nom, « l’amitié entre les peuples » ? Ou le but du MRAP nazairien, comme celui des deux autres associations citées, est-il seulement de vouloir lutter contre le Front national… au-delà du fait qu’il se moque du peuple français, et des peuples du monde en général ?

Nous ouvrons la question, tout en connaissant la réponse.

En conséquence, et faute de pouvoir voter de manière individuelle, association par association, nous ne pouvons approuver ce projet global de subventions. Nous décidons cela à regret, quitte à ne pas soutenir financièrement des projets intéressants pour Saint-Nazaire. Mais vous êtes monsieur le maire, sauf notre respect, comptable de cette décision. Vous l’êtes par votre refus que le temps soit pris, pour que l’argent public fasse le tri entre le bon grain et l’ivraie.

La position de vote des élus du RBM pour la présente délibération sera donc l’abstention.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 17

Marché public de maîtrise d’œuvre et prestations intellectuelles associées pour le projet de modernisation et d’extension de la gare ferroviaire de Saint-Nazaire – Constitution d’un groupement de commandes – Convention à conclure entre la SNCF Gares et Connexions, RFF, la Ville de Saint-Nazaire et la CARENE – Autorisation de signature

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Notre groupe souhaiterait que soit précisé le périmètre exact de ces travaux de modernisation et d’extension de la gare. En l’état, notre vote sera fonction de ce périmètre.

Il étant temps de moderniser notre gare ! Et l’on ne peut que s’en féliciter. Concernant cette modernisation à venir, l’effort de communication est notable ainsi que la présentation de la plaquette. C’est un fort beau document. Et vous laissez, monsieur le Maire, dans une démarche de démocratie, parole à tout citoyen pour qu’il donne sa vision des choses, dans un encart qui peut être renvoyé à la CARENE. Cette possibilité, les élus Saint-Nazaire Bleu Marine en prennent acte. Nous contribuerons au débat en remettant nos propres remarques, suggestions voire critiques dans le cadre d’un mémo présentant notre vision des choses.

Et cependant, à la lecture de cette plaquette, des choses interrogent. On y constate avec dépit que sur un budget prévisionnel d’investissement de plus de 15 millions d’euros, l’État n’est jamais que minoritaire, avec 25,6 % du tout (groupe SNCF compris). Inversement, la Région Pays de la Loire occupe le devant de la scène (30,5 %) et l’on compte aussi la participation de communauté d’agglomération (18,2 %), du Département (11,2 %) et de l’indispensable Union européenne, dans le cadre du fonds FEDER (5,1 %). Cela, certes la municipalité n’y peut rien, puisque ces choix procèdent d’en haut. On pourrait cependant attendre de la majorité qu’elle le déplore un peu plus. Car si vous regrettez régulièrement la baisse des dotations de l’État vis-à-vis de notre commune, pourquoi ne rien dire du peu d’empressement de l’État à moderniser notre gare, dépassé dans cet effort par une région que chacun sait sans identité réelle, mais qui s’arroge bien des pouvoirs ?

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 33

Fonds d’aide aux jeunes en difficulté (FAJ) – Avenant n° 2 à la convention – Autorisation de signature

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Tout ou presque dans le principe du Fonds d’aide aux jeunes en difficulté nous pousserait à voter en faveur de cette délibération. Et pourtant, quelque chose nous dérange. Le fait que cette aide puisse être destinée aux étrangers en situation régulière à l’égal des Français est contraire à notre philosophie. Nous jugeons en effet que les Français doivent être les premiers et principaux destinataires de l’aide de la communauté nationale. Dire cela revient certes à placer l’étranger de manière non prioritaire. Cependant, à notre sens, cela ne nie ni ne dégrade en rien sa dignité, sa valeur ou son identité propre.

Vous disiez monsieur le Maire à la CARENE, le 17 juin dernier, comprendre « que la notion même de solidarité [nous] soit étrangère », militants et élus du Front national. Vous êtes, j’en suis convaincu, dans l’erreur. Lorsque l’on est comme moi impliqué dans le militantisme politique depuis des décennies, si ce n’est la persévérance dans le domaine des idées, c’est avant tout la solidarité entre les hommes qui nous anime.

Bien sûr, proclamer « Les Français d’abord. » revient à avouer que notre solidarité prioritaire est une solidarité nationale. Nous voulons donc aider le peuple français avant tout. Mais en disant cela, nous disons de même que nous voulons la préservation partout dans le monde des cultures et des identités, donc des hommes qui les portent.

La solidarité est le moteur de notre pensée. Elle aiguillonne tous nos choix politiques, y compris migratoires, car nous voulons les Nations fortes, indépendantes, coopératives entre elles dans le cadre d’échanges pacifiques, à défaut de pouvoir être égaux. Or, l’immigration comme principe de masse, non comme hasard, dissout les Nations, les enchaîne aux blocs et aux empires, et remplace la coopération par la haine, si ce n’est les guerres.

C’est un peu loin, me direz-vous peut-être, de la situation nazairienne. Voilà pourtant une explication cartes sur table, qui justifie notre vote contre cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 41

Plan local d’urbanisme — Modification n° 10 – Mise en place d’une nouvelle orientation d’aménagement, adaptations mineures – Approbation

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Si nous acceptions aujourd’hui le principe de cette délibération, nous accepterions demain qu’à l’Immaculée, croissent sans fin les méga-structures qui tueraient le petit commerce. C’est également le risque d’y voir apparaître n’importe quoi, quand la zone de E. Leclerc, qui est aussi celle de Decathlon et de Bricoman, sera aussi dès la mi-2015, nous promet-on… celle de l’américain Burger King, symbole de malbouffe, d’impérialisme culturel, de standardisation.

Créer tant d’opportunités pour les grandes surfaces et les centres commerciaux condamnerait inévitablement encore un peu plus le commerce de centre-ville, déjà mal en point, et notre propre centre commercial du Ruban bleu. Géant, Auchan, E.Leclerc, le Ruban bleu, et le centre-ville nazairien : cela fait beaucoup à Saint-Nazaire et à ses portes. Même l’agglomération nantaise, quatre fois plus peuplée, n’est pas aussi desservie, puisque s’appuyant sur trois pôles seulement : Paridis, Atlantis et son centre-ville.

La comparaison interroge par l’ineptie qu’elle révèle. Or, à faire la liste de cet espace commercial saturé dans l’agglomération nazairienne, nous savons déjà qui seront les perdants : les petits, les indépendants, les commerçants, qui ne sont pas, monsieur le maire, des râleurs poujadistes, mais les victimes du gigantisme des zones commerciales.

Nous l’affirmons, donner tout pouvoir ou presque aux grosses structures par rapport aux femmes et aux hommes faisant le choix de l’indépendance, à ceux pour qui la responsabilité sociale passe après le profit immédiat, n’est pas notre philosophie, donc notre politique. C’est la raison pour laquelle nous voterons contre cette délibération.

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 45

ZAD Crépelet – Route de l’Océan – Cession d’une unité foncière – Monsieur et madame Lemarie, acquéreurs

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Après examen, le prix de cession apparaît d’évidence comme parfaitement incohérent. Je ne sais comment vous pourrez le justifier…

Concernant la délibération 49, la position de vote des élus Saint-Nazaire Bleu Marine sera « Contre ».

Conseil municipal, 23 mai 2014

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Maire, mes chers collègues.

Nous examinons aujourd’hui les indemnités de fonctions allouées aux différents élus de la municipalité. Or, les élus du Rassemblement Bleu Marine ont beaucoup à dire à ce sujet. Ils ont également à proposer.

Tout d’abord, et parce que nous sommes une opposition constructive et non de principe, nous percevons d’une manière positive le choix, par la CARENE, d’une baisse significative des indemnités allouées aux élus communautaires, suite à la séance du 22 avril dernier. Nous ne pouvons, monsieur le maire, que vous encourager à poursuivre cet effort, au-delà de la communauté d’agglomération que vous présidez, en vous engageant de même concernant le conseil municipal de Saint-Nazaire.

En conséquence, et comme dans quelque 1300 conseils municipaux de France, les élus Rassemblement Bleu Marine de cette assemblée demandent à la majorité une baisse des indemnités des élus de 30 % par rapport aux chiffres proposés dans ce tableau récapitulatif.

Ainsi donc, avec la proposition de baisse des indemnités des élus municipaux formulée notre groupe, nous arriverions à des indemnités mensuelles respectives de :

  • 2894 euros pour le maire ;
  • 3150 euros pour la première adjointe au maire ;
  • 1330 euros pour les adjoints restants, à l’exception des quatrième et huitième ;
  • 2100 euros pour les quatrième et huitième adjoints au maire ;
  • 382 euros pour les conseillers municipaux délégués ;
  • 160 euros pour les autres conseillers municipaux.

Nous ne doutons pas que si certains parmi cette assemblée seront sensibles à notre proposition, d’aucuns, et sans doute même une majorité, la jugeront démagogue. Ils la jugeront démagogue parce que les représentants du Front national, à plus forte raison ses élus, sont démagogues eux-mêmes… croient savoir les experts ! Et pourtant, tout démagogues que nous serions, nous nous permettons de signaler qu’une telle mesure entraînerait de réelles économies à l’échelle d’un municipe de six ans. En effet, avec une telle baisse des indemnités, quelque 1,18 million d’euros pourrait être mis de côté le temps d’un municipe. Et ce million d’euros ne saurait être je le pense, de trop, pour préserver un peu mieux Saint-Nazaire de la crise économique et sociale qui l’accable depuis ces dernières années.

Je vous remercie pour votre attention.

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous allons voter concernant cinquante commissions, et leurs représentants.

D’ailleurs, dans certaines, le nombre de représentants s’est évaporé comme les promesses d’un président sur le « changement » prévu pour « maintenant » et repoussé aux calendes grecques de l’austérité.

Difficile pour l’opposition d’y figurer de la manière la plus minime qui soit. Mais enfin, le nombre d’adjoints, lui n’a pas baissé, alors tout va bien. Le socialisme des copains est sauf !

Les votes qui vont suivre méritent que l’on s’attache à respecter les règles. Dans la République française, depuis le XIXe siècle, les scrutins se font à bulletin secret.

Le vote à main levée, c’est peut-être la règle dans une AG universitaire. Mais ici, c’est de Saint-Nazaire et de sa gestion pour six ans dont il est question, pas d’une amphi de tout les théâtres.

Notre vision du vote, conforme à tous les usages, procède du vote à bulletin secret.

D’aucuns se demanderont peut-être pourquoi les élus du Front national-Rassemblement Bleu Marine… ici un peu « entrés par effraction, et pas démocrates » disent certains commentateurs, pourquoi ces mêmes élus sont-ils si procéduriers ? Est-ce cela leur promesse d’une « opposition constructive » ?

Nous disons, sans malice, rien que la constatation des faits, que si nous sommes si attentifs aux règles, c’est parce que nous sommes en ce conseil des démocrates et les seuls républicains.

Nous le sommes, oui, mais avant tout, nous le sommes devenus, parce que le reste de la classe politique nazairienne a cessé de l’être, par son constant renoncement.

Je regrette que la majorité de cette assemblée ne comprenne pas qu’en France, pas plus qu’à Saint-Nazaire, et même, d’autant moins à Saint-Nazaire, la République n’est pas négociable. La démocratie ne l’est pas davantage. Et ces règles se doivent donc de faire loi, même dans la plus petite assemblée.

Cependant, je suis un militant. Je ne méconnais pas que pour être utile, toute action politique doit aller à l’essentiel. Le vote à bulletin secret, c’est la règle aveugle. Mais lorsqu’à raison de dix minutes par délibération, le vote dure plus de vingt heures, la règle devient contraignante, et je le pense, contraire aux intérêts même de la démocratie. En toute chose, pour que l’intérêt général soit préservé, c’est le pragmatisme qui doit commander au dogme…

Compte tenu des pesanteurs éventuelles d’un tel vote, la position du groupe Saint-Nazaire Bleu Marine sera exceptionnellement celle d’un vote à main levée.

Je vous remercie pour votre attention.

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers collègues.

Je tiens tout d’abord à féliciter sincèrement David Samzun pour son élection à la mairie de Saint-Nazaire. Au nom du groupe Saint-Nazaire Bleu Marine, je lui souhaite le meilleur dans son municipe à venir, car je souhaite avant tout le meilleur pour Saint-Nazaire.

Je tiens ensuite à remercier mes électeurs. Quelque 3800 Nazairiens — 13,53 % des votants — ont prouvé à la France que notre ville savait aussi être patriote, en dépit de toutes les analyses sur le refus du Front national sur ces « terres de mission » de l’Ouest. Ces résultats sont historiques, les plus hauts jamais atteints par cette formation politique à Saint-Nazaire, qui n’avait jamais franchi le second tour. Avec mes camarades colistiers et élus — puisque nous formons dès ce jour en conseil un groupe de trois élus — je m’honore d’avoir fait mentir les pronostics, de transformer la terre de mission en terre de conquête. Saint-Nazaire sera demain, je le sais, plus ouverte encore aux idées patriotes et nationales.

Saint-Nazaire a voté souverainement. D’aucuns nous diront, « mal voté ». Et pourtant… Pourtant, nous n’avons pas fait de hold-up sur la mairie. C’est bien l’expression démocratique, celle d’un vote, qui me place aujourd’hui dans cette assemblée avec mes camarades.

Dans cette même assemblée, le maire vient d’être élu. Quant à créer dix-sept postes d’adjoints au maire, ce n’est pas ce que les Nazairiens attendent en ces temps de crise. C’est l’illustration de l’État qui recule au profit du jeu des baronnies et de leurs obligés politique, d’un socialisme de l’injustice sociale, qui oublie toujours les plus fragiles. Je ne veux pas, pas plus que mes collègues du Rassemblement Bleu Marine, favoriser le « recasage » des copains, qui pensent moins à l’intérêt général des habitants de Saint-Nazaire qu’à l’intérêt particulier de leur position sociale et politique.

Élus du peuple, nous devons montrer l’exemple dans cette assemblée. Être dépensier par ces temps de crise est inconcevable. Il eut donc fallu, chers collègues, une baisse du nombre des adjoints, par solidarité avec les habitants de Saint-Nazaire, dont beaucoup souffrent aujourd’hui, en particulier parmi les classes moyennes et populaires.

Je vous remercie pour votre attention.

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