Conseil municipal de Saint-Nazaire : interventions du 22 novembre 2019

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Interventions de Gauthier Bouchet au conseil municipal de Saint-Nazaire, séance du 22 novembre 2019


Monsieur le maire, mes chers collègues.

« Il n’y a pas de négociation à avoir. » : c’est par ces termes que Christophe Cotta a promptement clos le débat sur la question du projet Harmony of the Sky, alors que l’opposition municipale lui avait demandé comment se déterminerait la Mairie lors d’une récente commission sectorielle. Ce type de réponse en dit beaucoup sur le rapport de votre majorité municipale à l’opinion de ses administrés. Et pourtant, certainement, cette opinion gagnerait à être davantage prise en compte. Alors, comme il a été rappelé par monsieur James à l’instant, ces dernières semaines, nous avons eu une réunion publique d’information sur ce projet, qui a tourné court, tant la majorité municipale s’est illustrée par une fermeté excessive face à toute opposition au projet. Et il est un fait, monsieur le maire, que votre parole a tendance à être quand même un peu raide, sur les grands projets urbains qui concernent notre ville.

Délibération n° 17

Rapport d’orientation budgétaire 2020

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues.

Nous ne nous y trompions pas, hélas. Monsieur le maire, vous n’avez pas su exploiter en 2019 la dernière année utile de votre municipe.

Vous aurez, bien sûr, quelques arguments à défendre. De manière habile, vous vous défaussez ainsi ces dernières années sur l’État, lequel délègue de plus en plus à l’échelon local, tout en diminuant les dotations. L’an dernier, vous évoquiez de même l’antienne de la contractualisation, contraignante, forcément contraignante. Ce type de parades ne doit pas tromper, si d’aventure vous comptiez les réemployer, car cela reviendrait à se désoler de choses choisies en conscience, par vos votes successifs, de 2012 à 2017, pour des majorités politiques ayant pourtant clairement annoncé la couleur.

Les dépenses de personnels restent hautes à l’échelle du municipe : 50 millions d’euros en 2016, devenues 55 millions en 2017, soit plus de 10 % de hausse, témoin d’une accélération de ce phénomène, car la hausse moyenne était de l’ordre de 3 % avant le mi-mandat. Les mutualisations de services et d’effectifs induites par l’intercommunalité devaient alléger les finances de notre commune : a contrario, elle les augmente périodiquement, sans parler du phénomène des doublons d’un certain nombre de postes.

Les impôts locaux, certes, n’augmentent plus. Mais que dire au niveau intercommunal de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), plutôt haute, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), jugée par beaucoup trop élevée. Que dire aussi, pour revenir au niveau communal, de la surtaxation de + 60 % sur les résidences secondaires ? Que dire encore de la généralisation, partout, des parkings payants, imposition indirecte qui pèse sur de nombreux Nazairiens ?

Concernant notre encours de dette, notre opinion est mitigée.

Délibération n° 51

Droit d’interpellation citoyenne – Reconnaissance de l’identité bretonne de Saint-Nazaire – Mise au débat

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues.

Le droit d’interpellation citoyenne, que vous avez contribué à créer ces derniers mois, connaît son premier déploiement. Il est heureux que les Nazairiens puissent mettre dans le débat public un sujet important comme peut l’être celui de l’identité bretonne – ou non, c’est bien le sujet – de Saint-Nazaire.

Fort heureusement, le seuil de deux mille cinq cents signatures en vue de demander une interpellation au conseil municipal a pu être atteint. Le Rassemblement national (RN), dont plusieurs militants et élus sont signataires de cette demande, se félicite de cette initiative, et du succès qu’elle a rencontré. Car il n’était pas gagné que plusieurs milliers de Nazairiens se mobilisent pour la question de la bretonnité de leur ville, s’il n’y avait eu le travail de terrain de militants bénévoles. Nous rappelons d’ailleurs notre proposition que le droit d’interpellation citoyenne soit abaissé à un seuil de mille signatures, pour être plus accessible.

Bien sûr, pour nous, l’identité de Saint-Nazaire est bretonne. Elle n’est pas que cela, mais, au-delà des frontières administratives, nous considérons la Cité portuaire comme partie intégrante, tant historiquement que culturellement, de l’espace breton. C’est ce pourquoi nous demandons depuis plusieurs années un pavoisement des bâtiments publics nazairiens incluant le Gwenn ha Du, la hausse des subventionnements aux structures locales promouvant la culture et la langues bretonne — école Diwan, Office public de la langue bretonne… — et que, bien sûr, nous voterons favorablement sur la question de l’identité bretonne de Saint-Nazaire.

Aussi, approuvons-nous l’ensemble des onze mesures de court et de moyen terme relativement à l’identité bretonne de notre ville. Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

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