Conseil municipal de Saint-Nazaire : interventions du 27 septembre 2019

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Interventions de Gauthier Bouchet au conseil municipal de Saint-Nazaire, séance du 27 septembre 2019


Délibération n° 3

Conseil municipal — Délégués — Remplacement de madame Laurianne Deniaud, démissionnaire, au sein de diverses instances

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues

Le groupe Rassemblement national-Union nazairienne fait la demande d’un vote à bulletin secret, pour les délibérations n° 3 à 6 incluse.

La nomination d’une nouvelle adjointe donne à mon groupe l’occasion de s’exprimer sur ce sujet.

Monsieur le maire, ce fut votre choix en tant que candidat, en 2014, que de constituer une liste faisant une place modérée à la jeunesse ; modérée pour ne pas dire faible, vis-à-vis des discours habituellement portés par votre formation politique sur la nécessaire implication des jeunes dans la chose publique. Le Rassemblement national compte pour sa part faire une part beaucoup plus grande aux jeunes dans la nouvelle équipe municipale qu’il mettra en place. Ainsi, avons-nous précisé ces jours derniers que sur les dix adjoints au maire — nombre réduit par rapport à aujourd’hui — la moitié auront moins de trente ans. Nous voyons dans cette démarche un gage de renouvellement générationnel, et donc, de pratiques.

Ce vote concernant les adjoints nous donne également l’occasion de préciser que le RN aspire à constituer une majorité de large union. Ce faisant, nous aurons l’occasion de proposer une des dix délégations d’adjoint au maire à un élu d’une des listes de la future opposition municipale. Nous affirmons de la sorte notre souhait de dépasser les étiquettes, en allant au-delà des partis, avec comme seul horizon l’intérêt des Nazairiens. Ceux-ci, nous en sommes convaincus, ne se formaliseront pas qu’un des adjoints au maire puisse provenir d’une liste différente de celle initialement présentée par le RN.

Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

Sur le vote à bulletin secret, en conseil

Seul le prononcé fait foi.

Délibération n° 51

Médiation — Convention de partenariat entre la Ville de Saint-Nazaire et la STRAN — Approbation et autorisation de signature

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues.

Cette délibération nous donnera l’occasion de nous exprimer sur la sécurité au sein du réseau STRAN. Concernant notre réseau de transports publics, nous évoquions par voie de communiqué en novembre dernier que sa « mission de service public n’est évidemment pas sans risque ». Les réguliers faits divers d’insécurité nous donnent hélas régulièrement raison. Des événements du type de celui de la « Purge » contre des bus STRAN, l’an dernier, et la réalité des véhicules-suiveurs accompagnant les bus sur certains trajets, constituent d’éclairantes manifestations d’un manque de sécurité dans nos transports publics.

C’est ce pourquoi, depuis trois ans, nos élus demandent le recrutement d’agents de prévention sur l’ensemble du réseau STRAN. C’est précisément ce que fera le Rassemblement national à la Mairie, à titre expérimental tout d’abord, avec un agent pour quinze conducteurs.

Nous n’attendons en tout cas pas de la Ville qu’elle se contente de commenter les rapports de la mission de médiation et de tranquillité publique ou ceux de la convention l’unissant avec la STRAN qu’elle a toutes deux créées. Nous attendons d’elle des solutions face aux problèmes d’insécurité, et des actes, dans la rue comme au sein des transports publics. Une police municipale repensée, armée et renforcée en effectif peut y concourir, au-delà d’agents de prévention sur le réseau.

Monsieur le maire, chers collègues, je vous remercie de votre écoute.

Question orale

Sur une communication officielle possible de la Ville de Saint-Nazaire auprès de ses administrés, concernant le référendum d’initiative partagée relatif au caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris (AdP)

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Notre groupe ne discutera pas ici de ce qu’implique le référendum, son bien-fondé, mais de sa méthode. Si le Rassemblement national (RN) est défavorable à une privatisation des Aéroports de Paris (ADP), parce que nous constatons effectivement leur « caractère de service public national », devant être pérennisé, il est loin d’être le seul. Et, conscient du caractère transpartisan de l’opposition à cette privatisation, nous n’aspirons pas à polémiquer sur le fond mais à rassembler autour de remarques communes matérialisées par différentes sensibilités politiques, sur la forme de cette consultation, pour mieux la faire connaître de nos concitoyens.

La procédure référendaire sur les AdP a été lancée en juin dernier. Or, le Conseil constitutionnel a fait état ce mercredi du fait qu’environ 820 000 signatures auraient été enregistrées en vue du référendum d’initiative partagées concernant le statut des aérodromes de Paris. Cela représente en conséquence à peine 17 % du total requis pour activer un éventuel référendum.

Sur cette question, le Gouvernement semble adopter une attitude double. D’un côté, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé le 24 avril, après le grand débat national, sa volonté d’abaisser le seuil du référendum d’initiative partagée à un million de signatures. Mais de l’autre, les autorités n’organisent aucune campagne officielle contradictoire pour informer les Français, et paraissent demeurer insensible aux multiples appels en faveur d’une simplification du site Internet appelé à collecter les signatures. Dans une large mesure, les Français sont obligés de s’auto-organiser sur cette question, sans l’appui des pouvoirs publics. En comparaison, la situation était différente en 2005 lors de l’organisation du référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, avec une vraie implication de la puissance publique et l’organisation d’une campagne d’information pour éclairer les électeurs sur les enjeux du scrutin.

Les choses peuvent-elles être amenées à bouger ? La réclamation déposée le 6 septembre dernier au Constitutionnel, notamment par l’ancien président du Sénat, Jean-Pierre Le Bel, peuvent le laisser envisager. Mais cela est peu, et arrive tard. Ladite réclamation a toutefois la clairvoyance de comparer le grand débat, « surmédiatisé pendant des semaines », à un projet de référendum sur les AdP souffrant d’être invisible et ne suscitant « aucun investissement ou aucune information officielle » parce que probablement parce que « à l’initiative de l’opposition ».

À la marge, et pour conclure, il nous semble possible de corriger les manquements gouvernementaux concernant l’organisation de ce référendum par une communication à l’initiative des collectivités locales. Des communes commencent à le faire, Saint-Nazaire le pourrait aussi, à la condition bien sûr que sa démarche soit apolitique, à plus forte raison compte tenu de la période de campagne municipale.

Monsieur le maire, c’est fort de ces constats que notre groupe d’élus a adressé mardi soir à vos services la question suivante, que vous venez de rappeler, demandant si « la Ville de Saint-Nazaire compte-t-elle communiquer auprès de ses administrés sur l’organisation de ce vote, et si oui selon quelles modalités ? ». Le RN serait pour sa part favorable à une information par voie de communication municipale, comprenant un affichage municipal neutre — de stricte information — couplé à des rappels mensuels dans le bulletin municipal, Saint-Nazaire magazine.

Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

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