Gauthier Bouchet (RN) présente sa deuxième de liste

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Article de Breizh-info du 10 octobre 2019


Candidat déclaré du Rassemblement national pour la municipale de 2020 à Saint-Nazaire, Gauthier Bouchet a annoncé lundi avoir « complété à 98 % » sa liste, avec 48 noms sur 49. Il a présenté à la presse sa deuxième de liste, Julie Duplessis. Ex-sympathisante UPR, celle qui n’est nazairienne que depuis quelques mois est aussi ancienne réserviste au 54e Régiment de transmissions en Alsace.

C’est un profil atypique qui répond à une volonté de rajeunissement de la liste, présentée en « alternative au maire de Saint-Nazaire et au système de gauche présent depuis des décennies ». L’équipe sera « restreinte, avec dix adjoints au lieu de quinze actuellement, moins rémunérés et pour la moitié âgés de moins de trente ans », a annoncé Gauthier Bouchet. « Il n’y aura pas forcément des notables dont les Nazairiens se demandent s’ils sont là pour leurs compétences ou s’ils représentent des partis alliés de la majorité » de gauche.

Flanqué de Jean Goychmann, président du groupe RN au conseil régional et invité de la réunion publique qui suivait la conférence de presse, Gauthier Bouchet a aussi présenté quelques idées sur la sécurité, à savoir créer une brigade canine, porter le nombre de caméras à 100, mettre des caméras rotatives, armer les policiers municipaux, passer de 10 à 25 policiers municipaux – pour un coût annuel supplémentaire de 750 000 euros qu’il espère trouver « avec la réduction des indemnités de 30 % des adjoints et de 50 % du maire, ce qui fait récupérer 2 millions d’euros sur un municipe » et des « efforts sur la gestion, les attributions de certaines subventions », le tout « sans augmentation d’impôts », etc. Il a insisté sur le développement de l’insécurité : « on est passé des vols à la tire aux tirs et maintenant aux meurtres ».

Interrogé au sujet du commerce, et de la vacance des espaces commerciaux en ville, il a répondu : « on a beaucoup mis en avant la vacance commerciale. La majorité dit qu’elle est à 10 %, nous 15 % de visu, le problème est aussi lié à l’extension des zones commerciales en périphérie. Il y aura des dispositifs d’aide aux commerçants, pas des gadgets avec de la peinture couleur qui coûte 300 000 euros. Mais il faut aussi de la sécurité, notamment en soirée. Un certain nombre de Nazairiens ne vient plus en ville car ils ont peur d’être embêtés par des racailles ou victimes des trafics ».

Et de plaider aussi la cause des quartiers : « on veut un minimum de commerces, notamment à Prézégat. Ce n’est pas parce que c’est un quartier difficile, enclavé et qui vote beaucoup RN qu’il doit être le dernier considéré ». Le numéro 3 de la liste, Johnny Masson-Leblain intervient : « au RN, on n’aura aucune pitié pour les racailles. Ceux qui cassent, qui vandalisent, qui tuent, on n’aura pas de pitié pour eux ».

Interrogé sur l’action de la municipalité divers gauche sur l’insécurité, notamment en matière de lutte contre les stupéfiants esplanade des Droits de l’homme, Gauthier Bouchet a répliqué : « la municipalité fait des choses qui sont de l’ordre du symbole, il y a pas mal d’inaugurations et de rubans coupés, mais pas grand-chose quand le symbole est passé ».

Néanmoins, le RN ne se passera pas non plus de symboles : « il y aura un grand musée des industries navales et aéronautiques », encore une fois payé « en rationalisant les subventions culturelles où aujourd’hui c’est beaucoup d’argent pour les copains, comme 5 000 euros à une association proche du Parti communiste uniquement pour s’assurer de sa loyauté ». Et d’asséner : « Nous ne sommes pas seulement une métropole européenne ou l’égale de Nantes, nous sommes aussi une ville industrielle, populaire et bretonne ».

De ce point de vue, le RN n’a pas encore décidé s’il signait la charte Ya d’ar Brezhoneg et de mettre en breton les noms de rue, mais le RN pavoisera « les bâtiments avec le drapeau breton et [en retirera] le drapeau de l’Union européenne. [Il augmentera] aussi l’aide à Diwan, pour le service qu’elle apporte en terme de promotion de la culture bretonne », s’est engagé Gauthier Bouchet.

Louis-Benoît GREFFE

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